Les autres programmes

La décision d’association (DAO) de novembre 2013 rend les Pays et territoires d’outre-mer (PTOM) éligibles aux programmes de l’Union européenne. La nouvelle génération des programmes européens pour la période 2014-2020 se fonde sur la stratégie 2020 de l'Union européenne pour une croissance intelligente, durable et inclusive.

Aussi, depuis 2014, les principaux programmes de l’Union et programmes de coopération avec d’autres pays, dont la Nouvelle-Calédonie peut bénéficier, sont les suivants :

  • Programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne « Horizon 2020 » ;
  • Programme de l’Union européenne pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport « Erasmus + » ;
  • Programme de soutien dans les secteurs créatifs et culturels européens « Europe créative » ;
  • Programme européen pour la compétitivité des entreprises et des Petites et moyennes entreprises « COSME » ;
  • Programme pour l'environnement et l'action pour le climat « LIFE » ;
  • Instrument de coopération pour le développement « ICD ».
    PACE-Net PLUS : projets du programme cadre pour la recherche et le développement technique

    PACE-Net PLUS succède au projet PACE-Net (2010–2013), qui a permis à l'Union européenne de renforcer avec succès les collaborations bilatérales avec la région Pacifique en améliorant la visibilité des réseaux en science et technologie. Les recommandations de PACE-Net ont été communiquées au Pacific Plan Review, outil stratégique de gouvernance des pays océaniens membres du Forum du Pacifique.

    Les objectifs sont de renforcer le dialogue entre l'Europe et la région du Pacifique en science et technologie, soutenir les efforts de recherche et d'innovation, promouvoir l'excellence scientifique et la compétitivité industrielle et économique. D’une durée de trois ans, ce projet coordonné par l'IRD dispose de 3 millions d'euros (358 millions de francs CFP). 

    PACE-Net PLUS s’appuie sur un consortium de seize membres, incluant huit partenaires de la région Pacifique (dont deux basés en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie) et des organisations régionales et internationales. Inscrit dans une perspective de bénéfice mutuel entre l’Europe et la région Pacifique – qui revêt une importance géostratégique croissante –, PACE-Net PLUS s’attachera à trois grands défis sociétaux :

    • santé, changements démographiques et bien-être ;

    • sécurité alimentaire, agriculture durable, recherche en sciences marines et maritimes, bio-économie ;

    • enjeux climatiques, exploitation des ressources naturelles, matières premières.

    Contribuer à structurer le dialogue entre Europe et Pacifique en science des technologies et de l'information est un objectif important de PACE-Net PLUS, qui sera poursuivi en particulier grâce à l’organisation de plates-formes d’échanges réunissant acteurs et structures de gouvernance des deux régions et à la recherche de synergies entre les initiatives existantes (changement climatique par exemple). Le renforcement des partenariats scientifiques s’appuiera sur la promotion mutuelle d’opportunités de coopérations birégionales, notamment celles offertes par Horizon 2020. En utilisant particulièrement les sources d’innovation qui pourront être identifiées pour chacun des trois défis sociétaux, le projet contribuera à atténuer les difficultés posées à l’innovation et à réduire l'écart entre secteurs public et privé dans les pays insulaires, à promouvoir le développement de produits industriels dans le cadre des intérêts économiques mutuels de l'Europe et du Pacifique et, finalement, à l’apport des STI pour relever les défis globaux.

    Budget environnement du Parlement européen : l'action préparatoire BEST

    L’action préparatoire BEST III vise à soutenir l’initiative BEST pour la conservation et l’utilisation durable des services de la biodiversité et écosystémiques dans les régions ultrapériphériques (RUP) et les PTOM, en mettant en place des outils améliorant la visibilité des projets de conservation de ces territoires.

    En Nouvelle-Calédonie, l’action préparatoire consiste en la mise en place d’un profil écosystémique du territoire.

    Projets des programmes communautaires pour la jeunesse et l'éducation

    Depuis quelques années, la Nouvelle-Calédonie s’investit plus avant dans les programmes éducation et formation proposés par la Commission européenne : sur la période 2007-2013, programmes « éducation tout au long de la vie » et « Jeunesse en action » qui ont été regroupés dans « Erasmus + » pour la période 2014-2020.

    Programme « Jeunesse en action » : Service volontaire européen (SVE)

    Le programme « Jeunesse en action » offre aux jeunes Européens la chance d'apporter une contribution réelle au monde (et à leur propre vie) grâce au Service volontaire européen (SVE). Ce SVE fournit aux jeunes Européens l'opportunité unique d'exprimer leur engagement personnel par des activités de volontariat dans un pays étranger, au sein de l'Union européenne ou en dehors. Il cherche à développer la solidarité, la compréhension mutuelle et la tolérance parmi les jeunes, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion d’une citoyenneté européenne active des jeunes.

    En Nouvelle-Calédonie, la Mission d’insertion des jeunes de la province Sud (MIJ) est accréditée depuis 2010 pour envoyer et recevoir des volontaires européens ainsi que pour coordonner des projets, c’est-à-dire accompagner des structures calédoniennes désireuses de participer aux projets SVE. À titre d’exemple, les volontaires européens accueillis en 2013 au sein de la MIJ-Sud ont eu pour mission la promotion des dispositifs de mobilité internationaux, dont les programmes européens, auprès des jeunes de la province Sud. En 2013, la MIJ a envoyé six Calédoniens en Europe et a accueilli sept jeunes volontaires via ce programme européen. Elle assure un accompagnement personnalisé et adapté aux règles européennes d'accueil du volontaire en lui fournissant ses repas et son hébergement, notamment grâce au co-financement de ses partenaires locaux, en particulier le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

    La Province Nord a également reçu son accréditation pour participer au Service volontaire européen et a envoyé des jeunes en Europe et Afrique.

    Programme « Éducation et formation tout au long de la vie »
    • L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) a décidé en 2006 de participer au programme européen d’échange Erasmus dans le but principal de développer la mobilité étudiante. Elle a été officiellement retenue en 2007 (pour la période 2007-2013). L’UNC travaille avec une vingtaine d’universités partenaires en Europe. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a octroyé des moyens financiers additionnels aux étudiants bénéficiant d’Erasmus afin de faciliter leur déplacement et leur séjour en Europe.

     

    • La Mission d’insertion des jeunes (MIJ) a également participé au programme Leonardo Da Vinci. En 2013, huit jeunes Calédoniens ont pu bénéficier d’une bourse de formation professionnelle pour effectuer un stage de vingt semaines en Europe dans le secteur de l’hôtellerie/restauration. Ce projet, baptisé Mobility Islands, a permis aux bénéficiaires de développer leurs compétences linguistiques et professionnelles qu’ils ont pu valoriser à leur retour sur le territoire. L’association a d’ailleurs déjà obtenu 36 bourses supplémentaires dans le cadre des 2e et 3e éditions du projet, revues et adaptées en 2014 et 2015.

     

    • La MIJ a aussi participé à des projets Léonardo en tant que partenaire. C’était le cas notamment lors du projet STEP, un projet de mobilité entre des structures européennes basé sur l’échange de pratiques et d’expériences des professionnels de l’emploi et de l’insertion des jeunes. Douze salariés de la MIJ ont été impliqués dans ce projet regroupant sept partenaires et 98 collaborateurs européens. L’objectif de la MIJ : former et développer les compétences de ses acteurs tout au long de la vie. D’ailleurs six d’entre eux ont pu bénéficier d’une expérience de mobilité lors du projet STEP.

     

    • Gruntdvig, le dernier volet du programme pour « l'éducation et la formation tout au long de la vie » de l'UE, a également été développé au sein de la MIJ entre 2012 et 2014 via le projet PTO (Pathways to opportunities). L’objectif de ce projet, outre l’échange de bonnes pratiques, était de trouver les outils les plus adaptés pour favoriser le maintien de la motivation d’un jeune pendant la construction de son projet de vie professionnelle, notamment grâce à l’apprentissage tout au long de la vie, l’usage des nouvelles techniques informatiques de communication (NTIC) et la mobilité. Ce projet d’une durée de deux ans a permis aux huit partenaires de se rencontrer à quatre reprises afin d’identifier des pratiques professionnelles partagées et efficaces et de réfléchir à la manière de les partager et les appliquer aux différents environnements. Une des dernières rencontres de ce projet PTO a d’ailleurs eu lieu fin novembre 2013 en Nouvelle-Calédonie.