Une place forte au sein de l’Europe

29 octobre 2019

Information

Thierry Santa a signé une déclaration d'intention en faveur des océans avec Eugene Rhuggenaath, Premier ministre de Curaçao, actuel président de l'OCTA.

Thierry Santa a signé une déclaration d'intention en faveur des océans avec Eugene Rhuggenaath, Premier ministre de Curaçao, actuel président de l'OCTA.

Le président du gouvernement Thierry Santa s’est rendu à Bruxelles du 15 au 17 octobre, notamment pour prendre part à la Conférence sur les océans organisée par l’Association des pays et territoires d’Outre-mer (OCTA). L’occasion de jouer un rôle actif auprès des nouvelles institutions européennes et de préparer la prise de présidence de l’OCTA par la Nouvelle-Calédonie au premier trimestre 2020.

Après un point d’étape entre pays et territoires d’Outre-mer (PTOM) français à Paris, qui s’est déroulé en présence de l’État, Thierry Santa a rejoint Bruxelles où était réuni l’ensemble des représentants des 25 PTOM associés à l’Union européenne. En point d’orgue, la Conférence sur les océans organisée les 16 et 17 octobre par l’OCTA, véritable porte-parole pour ses membres auprès de l'UE. « L’océan réunit les PTOM qui ont une légitimité pour faire prendre conscience des enjeux liés à leur conservation et à leur valorisation face au changement climatique », assure le président du gouvernement. Au cours de ces deux jours d'échanges et de travaux, la Nouvelle-Calédonie a présenté une étude pilotée par ses services recensant ce qui est déjà mis en œuvre en la matière au sein des PTOM. Une intervention qui a été particulièrement appréciée.

Les représentants des PTOM à l'issue de la Conférence sur les océans.

Les représentants des PTOM à l'issue de la Conférence sur les océans.

 

Statut d'observateur

En marge de la conférence, Thierry Santa a mené des entretiens bilatéraux de haut niveau avec des représentants des instances européennes au premier rang desquels la présidence finlandaise du Conseil de l'Union européenne et la cheffe de l'unité PTOM au sein de la Commission de l'UE, Sylvie Millot. Au programme des discussions : le renouvellement des accords de partenariat avec l'Europe après 2020 et de l'instrument financier dédié aux PTOM (lire aussi l'encadré). « Dans les négociations en cours, les PTOM pourraient bénéficier d'un statut d'observateur afin de pouvoir prendre part aux discussions concernant la stratégie européenne dans les différentes régions et en particulier le Pacifique, déclare avec satisfaction le président du gouvernement. De même, l'enveloppe budgétaire en notre faveur devrait être maintenue à hauteur de 500 millions d'euros (environ 60 milliards de francs, ndlr) et même augmentée. Un nouvel outil financier devrait enfin nous permettre de porter des politiques régionales avec nos voisins ». Sur toutes ces questions, le chef de l'exécutif calédonien a été assuré d'un soutien au sein du Parlement européen, en la personne notamment de Stéphane Bijoux, député de La Réunion.

 

Les représentants de PTOM français avec Sylvie Millot de la Commission européenne et des députés européens, dont Stéphane Bijoux de la Réunion.

Les représentants de PTOM français avec Sylvie Millot de la Commission européenne et des députés européens, dont Stéphane Bijoux de la Réunion.

 

Meilleur accès à l'information

L'autre point clé de ces échanges concernait la future présidence de l'OCTA par la Nouvelle-Calédonie qui souhaite faire bouger les lignes. « Notre volonté est de rapprocher les PTOM de l’Union européenne, qu'ils aient une meilleure lisibilité des programmes et des aides pour pouvoir répondre de manière plus efficace. C'est un des rôles que doit jouer l'OCTA avec également des relais locaux pour mieux accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches », signale Thierry Santa. À travers cette attitude pro-active qui a été unanimement reconnue par les différents acteurs, la Nouvelle-Calédonie a conforté sa place, en vue de son arrivée à la tête de l'OCTA, en tant que coordinateur afin de mieux faire valoir les intérêts des PTOM auprès de l’Union européenne.

 

Les partenariats avec l'Union européenne

  • L'Accord de Cotonou : cadre général dans lequel s'inscrivent les relations entre l'UE, d'une part, et des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) qui doit expirer en février 2020. Des négociations sont en cours en vue de l'adoption du futur partenariat avec les pays ACP.
     
  • Décision d'association Outre-mer : cadre qui définit le partenariat avec les 25 pays et territoires d’outre-mer (PTOM) qui sont associés à l'Union européenne car ils sont liés constitutionnellement à un État membre de l’UE (France, Danemark, Pays-Bas et Royaume-Uni). Une nouvelle décision d'association d'Outre-mer est également en cours de négociation.